Sans consentement, la campagne "choc" de l'UPP

5 Avril 2012, 17:25  -  #Actualités 2012

visuel-UPP web
Chaque jour, des photographes travaillent et témoignent de la réalité à travers leur regard.

Chaque jour des photographes risquent leur vie pour nous tenir informés.

Chaque jour, des photos sont publiées sur internet, dans des journaux, des livres, des publicités, en y apportant de la valeur.
Mais le photographe continue d’être traité comme s’il ne produisait rien. Son travail n’a plus de valeur. Ce n’est pas qu’il soit mauvais ou que son travail ne vaille rien.

C’est beaucoup plus simple. Chaque jour, ses photos sont utilisées par des milliers d’individus (presse, éditeurs, publicitaires, communicants) qui font comme s'ils les avaient trouvées par terre. Avec cette image, nous voulons représenter la réalité économique violente, grossière et irrespectueuse que vivent les photographes.

L’Union des Photographes Professionnels
 
L'UPP a pour objectif de protéger et de défendre les auteurs photographes.
Malgré un combat sans relâche, force est de constater que les photographes professionnels
ne sont pas écoutés.
Aussi, l’UPP s'exprime pour la première fois en image avec une campagne de publicité
« choc ». Elle espère enfin sensibiliser le grand public, les professionnels des médias, mais
aussi les pouvoirs publics aux problèmes quotidiens que rencontrent les photographes
professionnels : remise en cause de l’originalité, concurrence déloyale, usage abusif de la
mention « DR », banque d'images à vils prix, utilisation illégale de photographies dites « libres de droit », contrats léonins, etc. Ces pratiques remettent en cause le droit d’auteur des
photographes.
 
dans le blog de PHOTOGRAPHIE.COM, Philippe Schlienger s'explique sur ce visuel qui peut choquer:
Beaucoup de gens vont sans doute trouver que cette image est vulgaire, dérangeante, choquante, etc.

Ma réponse est la suivante : 

"que pensez-vous d'un photographe qui travaille avec une agence, et qui retrouve sur un micro-stock une de ses images signée sous un pseudonyme et vendue 14 centimes d'euro, sans qu'il en soit au courant. Le photographe appelle l'agence, cette agence lui dit qu'ils font un effet vague, et il se rend compte que la seule manière qu'il ait d'être payé, c'est de faire un procès à l'agence, donc à son employeur. Le photographe se rend aussi compte qu'il risque de se retrouver à payer de sa poche au tribunal de grande instance un procès de contre-façon contre une agence qui est une entreprise avec un service juridique, et qui a donc les moyens de se payer des avocats, alors que lui il ne les a pas. Enfin, si le photographe a le courage d'attaquer son propre employeur avec ses propres deniers, les magistrats en face vont lui dire que l'image n'est pas originale et que les droits d'auteurs ne s'appliquent pas.

Est-ce que ça, ce n'est pas de la vulgarité ?"

Philippe Schlienger 

 

 

 

 
 
 

michele chevallier 06/04/2012 16:01


Où est l'époque où Jacques Lang avait fait une loi pour défendre les droits d'auteur pour les photographes. !! On appliquait nos droits sans problème  vis à vis des agences . et  même
pour les catalogues ou affiche métro ou abribus tout passait....  c'était avant le numérique et avant la crise ... donc maintenant tout est possible pour défendre le droit de l'image et
pourquoi pas cette photo qui peut paraitre vulgaire... Bon courage pour les futurs photographes ... Minouche