Monumenta 2010

22 Février 2010, 15:21  -  #Art Contemporain

Christian Boltanski au Grand Palais 
© Philippe Pons

 
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"Le visiteur n'est pas devant une oeuvre, mais dans une oeuvre"
 Christian Boltanski

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"L'oeuvre que Christian Boltanski a conçue pour Monumenta
nous propose une réflexion sur l'inéluctabilté de la mort et sur le hasard
qui préside au destin de chacun"
Catherine Grenier / Comissaire de l'exposition 

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" L'art consiste à poser des questions, sans avoir de réponse"
Christian Boltanski

 


Monumenta 2010 , voir les vidéos :

http://www.monumenta.com/2010/

La lumière : http://www.dailymotion.com/video/xbo4uy_sur-le-vif-personnes-essais-de-lumi_creation

Le montage : http://www.monumenta.com/2010/monumenta/Video-le-making-of.html

 Entretien avec Boltanski : http://www.dailymotion.com/video/xbdlq8_entretien-avec-christian-boltanski_creation

Les vêtements : http://www.dailymotion.com/video/xc0b79_02-10-tri-vêtements-5-oct-2009-bloc_creation


JC Zannoni 01/03/2010 12:05



Le froid, les bruits, les battements de coeurs... Une mise en conditions des
visiteurs, par l'artiste, pour être dans l'oeuvre. Sans succès auprès de
Minouche, apparemment?
Aux citations du livre "la grande falsification" nous pourrions tenter d'y
opposer les interrogations de René Huyghe, en 1967, sur "L'individu dépassé
par l'événement" : "...une telle enquête sur le répertoire imaginaire de
notre temps ne peut être esquissée en ces lignes. Du moins la
convergence des thèmes, ainsi éclos de la spontanéité de l'inconscient, chez
les artistes aux tendances esthétiques souvent opposées, est-elle
suffisamment éloquente : on y lit les hantises d'une génération qui, ayant
renoncé aux garanties séculaires de la culture, s'est replacée dans le vide
initial et y éprouve le frisson du tête à tête avec une réalité dépouillée
de toute accoutumance, redoutable parce qu'aveugle et privée de visage, mais
non de ses forces, plus terribles, plus déchaînées que jamais...".
Faut-il absolument voir le "visage" peint par le Caravage pour y discerner
une âme?..
JC Zannoni



michele chevallier 27/02/2010 23:47



 « le visiteur n’est pas devant une œuvre mais dans une œuvre » écrit Boltanski .. 


 Il se fiche de nous ?


Je vous cite des passages du livre «  la grande falsification »


«  Avec le prétendu art contemporain, certaines formes rendent simplement le monde inintelligent et opaque … car
c’est le réel lui-même qui est jeté au visage du spectateur dans sa banalité la plus affligeante quand ce n’est pas dans ses aspects les plus sordides ou atroces. 


Les choses ont changés radicalement avec le remplacement de l’art par l’artiste et de l’œuvre par n’importe quoi. Ce qui compte
désormais, c’est la personnalité de l’artiste ..pour pouvoir être reconnu artiste, il faut être un mégalomane charismatique, un illuminé socialement efficace …. Il faut être convaincu et
apte à convaincre que l’on  est terriblement important et qu’on doit être admiré et reconnu. Il faut un aplomb insubmersible, il faut une absence
totale de regard critique sur soi….il faut n’avoir aucun humour envers soi-même,  aucun doute quant à sa supériorité .. il faut une aptitude
particulière à discourir sur son œuvre de manière creuse et pompeuse… » 


Minouche



zannoni Jean-Claude 24/02/2010 11:55


Sujet combien difficile que l'oeuvre de Boltanski mais très bien "capté" par le maître Philippe qui sait restituer aux choses le sens de la vie sans la dramatisation voyeuriste.
A suivre... 


Philippe 24/02/2010 23:13


Merci Jean Claude, pour ton commentaire averti.
Il manque dans mes images, deux paramètres très importants dans cette création:
- le froid. Boltanski a fait couper le chauffage du Grand Palais.
- et surtout le son, une bande sonore faite de bruits industriels, et de battements de coeurs.