Kodak, la fin est proche....

19 Janvier 2012, 14:31  -  #Actualités 2012

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KODAK 1880 - 2012.... 

© Philippe Pons

 

lemonde

 Le Monde 19/01

 

le parisien

  Le Parisien 19/01

  metro

 Métro  19/01

  figaro

  Le Figaro,

merci de cliquer pour lire la triste suite...

 

 


 

 

Merci Jacques Masse,

pour ta réaction immédiate suite à l'annonce de la fin de Kodak,

Denis vient de me faire parvenir son analyse

qui lui évoque bien sur la fin de Polaroid.

 

ballel'Expansion - l'Express 19/01

 

 

L’annonce pour Kodak fait très mal car cela a été et restera un grand fleuron de notre paysage industriel ... du XX ième siècle.

On pouvait espérer pour cette grand dame de la photographie une meilleure descendance.

Le passage au numérique s’est fait trop rapidement.

Pour la défense de Kodak comme de Polaroid, la lourdeur de l’outil industriel à reconvertir demandait de tels investissements sans espoirs de ROI immédiats que peu de financiers/ actionnaires étaient près à suivre d‘où la paralysie des décideurs. Cela s’appelle une révolution industrielle. Ce n’est hélas pas la première (textiles etc), mais cela fait très mal...

De par sa complexité et son intégration (micro électronique), sur un plan technique le numérique rend bête tout le monde sauf les quelques initiés qui ont accès au cœur des process.

Nous avons eu la chance d’évoluer avec l’analogique ou tout semblait simple ou presque. Autre technologie, autre époque... Il faudra faire avec.

 

Je te retransmets pour mémoire un encart du Figaro de Juillet 2001 concernant Polaroid. L’histoire se ressemble...
Annonce Figaro -conomie Polaroid -12 juil 2001
Denis Carel

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Christian 21/01/2012 22:18


Après Agfa (division photo) c'est au tour de Kodak de déposer son bilan, qu'elle tristesse en effet. Les 2 grands de la grande époque argentique qui disparaissent ? impensable ? non, triste
réalité. Il est vrai que le nom de Kodak marquera plus les esprits que celui de Polaroïd ou d'Agfa dont le dépot de bilan n'avait pas reçu le même echo dans la presse généraliste. Pourtant
souvenez vous, fin mai 2005, la presse, plus spécialisée, annonçait: "Il y a des nouvelles plus agréables à annoncer que d'autres. Celle-ci fait partie des moins enthousiasmes: Agfa Photo, ancien
leader en films argentiques et minilabs, dépose son bilan. Agfa avait amorcé son virage numérique, mais a raté sa manoeuvre..." Il est a noter que nous trouvons toujours des appareils photo
numériques sous le nom d'Agfa, en effet après son dépot de bilan Agfa a vendu à la société PLAWA, avec son nom, sa licence exclusive des appareils photo numériques. Ne vous y trompez pas, le logo
n'est plus le même (un rond rouge à la place du fameux losange)!


Et, je ne peux m'empêcher de penser que, dans les années 60, certains ne juraient que par le Kodachrome tandis que d'autres ne voyaient que par la CT18 ...

Masse 19/01/2012 17:04


 Quelle grande tristesse !


Dans les années 70/80, Kodak était une formidable famille avec qui il était fort agréable de travailler. A partir de 1984 et jusqu'aux années 2000, j'ai fait partie du groupe « Kodak
Express » qui était très dynamique et au sein duquel je me suis beaucoup impliqué. Par l'intermédiaire de sa filiale française, j'ai beaucoup fréquenté la vieille dame de Rochester. Hélas,
comme beaucoup de vieillard, elle n'avait plus le goût d’innover et se contentait de vouloir faire du neuf avec du vieux : Ça a commencé avec le format 110 dont la qualité d'images laissait
plus qu'à désirer, puis le format KodakDisc dont la carrière fut de courte durée et enfin l'APS … qui devait tenir la dragée haute au numérique ! … Engoncée dans des certitudes surannées, la
géniale firme séculaire s'est laissée dépasser sans pouvoir réagir tant était devenus lourds et compliqués les processus de décision dans un système multi-hiérarchisé.


Comme beaucoup de ceux qui ont beaucoup fréquenté Kodak, la chronique de cette mort annoncée me remplie de tristesse,


- Jacques Masse.

Philippe 19/01/2012 19:56



Très bonne analyse Jacques, Kodak comme IBM, les Seigneurs, n'ont rien vu venir. Fuji a commencé à grignoter le géant en photo et en pellicules Ciné, et la meute des fabriquants d'informatique a
fait le reste. A lire dans le blog la réaction de Denis Carel que j'ai mise à la fin de l'article.