CHARAD-FOTO n° 1 par Denis Carel

par Denis Carel  -  5 Février 2019, 10:19  -  #CHARAD-FOTO

Chers amis,
Avant Noël, j’avais proposé à Philippe comme sujet « teaser CEKOISULAFOTO » un petit boudin noir retrouvé en situation en bon état après bien des années passées dans les « profondeurs stratifiées de notre sous sol », dont le lien pour une solution simplifiée du bon réglage d’exposition d’un appareil photo me semblait intéressant pour alimenter la rubrique !
Mais personnellement, j’ai cru comprendre que, trop proche des fêtes de fin d’années et de l’éternel boudin blanc de nos menus, (mais seul Philippe peut vraiment nous éclairer sur le sujet !), il n’y ait eu pour nos lecteurs un risque de confusion ! Sans doute aussi le fait de mettre en avant cet objet peu photographique et un peu ragoutant en période de fêtes pouvait expliquer par lui-même qu’il fut écarté ou du moins retardé ?
Bref, la période de fêtes de fin d’année étant largement dépassée au mois pour 2018, et ne pouvant passer par la porte, je propose si vous le voulez bien, de passer par la fenêtre, mais cette fois-ci déguisé sous forme d’une charade ce qui permet d’introduire simultanément et plus directement trois de ses caractéristiques principales, une opportunité également pour Philippe d’ouvrir une nouvelle rubrique « Charade photographique » sur le blog à condition bien entendu que vous ayez de votre côté le désir ferme de l’alimenter. J’espère bien déjà au moins compter pour continuer, sur la créativité taquine plus que souriante de Michel pour l’alimenter !
A Philippe d’en fixer les règles … dans l’esprit du blog !
Mais d’ici là, restons à présent à mon sujet afin que nos photons si utiles à l’acquisition de nos images n’y perdent pas leur latin ; voici donc cette première charade qu’en termes voilés, je soumets à votre sagacité :

 

 

 

 

 

MON PREMIER

est ce fameux boudin noir détaillé sur cette première photo . Il n’est pas en caoutchouc mais en un probable polyester étonnamment en bon état et souple, et  conservant son effet ressort indispensable, malgré ses quelque 60 ans d’existence et près de 50 ans de repos forcé !

 

 

 

 

 

MON SECOND

 

 illustrée sur cette deuxième photo est cette cellule photovoltaïque au sélénium protégée par son pare-soleil quadrillé style nid d’abeille qui équipait bien des posemètres et quelques appareils des années 60-80.

 

 

 

 

 

MON TROISIEME

 

sur cette troisième photo, vous vous doutiez bien, est un galvanomètre à cadre mobile mais ici un peu particulier à observer attentivement.

Sachez que MON TOUT, actionné manuellement, respecte instantanément la règle des trois temps du théâtre classique de Molière (unité de temps, de lieu, et d’action d’avant la querelle houleuse des anciens et des modernes à propos d’Hernani) ; après une cure rafraichissante, il fonctionne encore très correctement malgré bien des années de sommeil rangé.

 Quel est donc MON TOUT ?

Denis Carel

Denis CAREL 18/02/2019 15:06

Voici le complément d'information sur cet obturateur qui ne manque pas de souffle !
Le système, ingénieux, retenu ici repose sur les technologies de pointes de l’époque. Il s’agit de l’un des tous premiers obturateurs électromécaniques, à réglage automatique d’exposition, obturateurs basés sur un dispositif pneumatique associé à une cellule photovoltaïque au sélénium, ici en exemple celui de la famille des appareils photo instantanée Polaroid J66 des années 1960 pour films en rouleaux Série 40.
Principe :
Le déclenchement se fait en deux temps :
1/ Le déclencheur déplacé manuellement et maintenu à fond vers le bas (position portrait) comprime le présent soufflet tout en libérant un dispositif à lamelle rigide de cuivre laminé dotée d’une fente progressive savamment calculée remplaçant la traditionnelle aiguille de tout bon galvanomètre ; la lamelle mobile s’auto positionne à la bonne largeur de fente en fonction de la lumière incidente captée par la cellule.
2/ La prise de vue s’effectue lors du relâchement du déclencheur (attention à ne pas bouger !) : Le premier volet libère alors le trou d’ouverture, plus ou moins rapidement refermé par le deuxième volet selon la vitesse de récupération du soufflet lequel ‘’se regonfle’’ par inspiration d’air jusqu’ à sa forme initiale, ceci en fonction de l’écartement de fente sélectionné. C’est simple et efficace.
A noter que le verrouillage de la lamelle au repos assure l’immobilité du cadre du galvanomètre, pièce au demeurant fragile et sensible aux chocs. Un équilibrage délicat du cadre par contrepoids est requis pour garantir la bonne position de référence du cadre en prise du vue horizontale (paysage) ou verticale (portrait).
L’obturateur était équipé d’une douille pour une ampoule flash magnésium.
Sur ce principe, plusieurs variantes d’obturateurs pour appareils pour films en rouleaux ont été réalisées.
Avec la disponibilité ultérieure des premiers transistors et des cellules photo-résistantes au sulfure de cadmium (années 1963 et plus), une nouvelle génération pionnière d’obturateurs Polaroid devait être mise sur la marché en particulier pour l’équipement dans les années 1963-77 des appareils photo instantanée grand public série 100 (et suivantes) pour film-pack 8,5 x 10,8 cm ; cette gamme devait être suivie plus tard par la gamme grand public Série 80 pour film-pack 8,3 x 8,6 cm, tout ceci en chevauchement de gamme avec la plateforme technologique du système SX-70 des années 1971-80, révolutionnaire alors.
Pour plus de détails, voir : http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-821-Polaroid_J66.html
http://www.polaroid-passion.com/appareils-format-pack-100.php?id=136
https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Mesure_de_la_lumière,_posemètres/Posemètres_indépendants
Denis Carel

Claude Bertrand 05/02/2019 19:23

... à moins qu'il ne serve à ajuster la vitesse d'obturation en fonction de la lumière !

Denis Carel 05/02/2019 20:53

Oui, c'est bien cela. Je crois que Philippe peut vous donner maintenant le détail de la réponse.

Claude Bertrand 05/02/2019 18:54

Il sert d'amortisseur pour les vibrations lors du déclenchement de l'obturateur.

Denis Carel 05/02/2019 18:38

Oui, c'est la bonne réponse. Bravo Roland. C'était assez facile avec la quatrième photo.
Mais j'aimerais que vous me précisiez pour confirmer la réponse à quoi sert ce fameux boudin, mieux dans quel type d'appareil l'obturateur était utilisé?
Rassurez-vous en cas de difficulté à répondre, Philippe a encore une cartouche disponible pour vous en expliquer le fonctionnement détaillé.

Ph pour Roland Dreyfus 05/02/2019 16:45

Message de Roland reçu par mail à 14 h 27:
Je ne peux répondre sur le blog, mais le C quoi du 4 février ressemble à l’obturateur que j’avais démonté à Vaugirard il y a un bail.
Roland reste le seul utilisateur de Mac de notre Promo à ne pas pouvoir envoyer ses commentaires directement ! Il a trouvé la réponse qui me semble bonne 6 minutes avant Claude ...BRAVO, mais attendons la confirmation de Denis.

Claude Bertrand 05/02/2019 14:33

Un obturateur couplé à une cellule